Dessine-moi un paysage

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Connaissez-vous la définition du "paysage" ?

Harmonisé au niveau européen, lors de la convention européenne du paysage de Florence en 2000, le terme paysage désigne :

"une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels (physiques) et/ou humains (activités humaines) et de leurs interrelations".

Cette définition s’appuie donc sur un concept pluriel…

  • Facteurs naturels : socle géomorphologique, conditions climatiques, saisonnalité…
  • Facteurs humains : constructions, agriculture, production…
  • L’interrelation entre ces facteurs naturels et humains.

... basé sur la perception !

Il est un bien commun, soumis à la perception de tous, résultat d’une somme d’actions individuelles, de politiques publiques, de réglementations, de savoirs-faires…

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Aux côtés du CPIE Villes de l’Artois, le CAUE a animé, cette année encore, une journée d’initiation à la lecture des paysages dans le cadre de la formation pour devenir "Guide Nature Patrimoine Volontaire" (GNPV). Pour la première fois, une part importante des participants étaient des étudiants du BTS GPN (Gestion et Protection de la Nature) au Campus Agro-environnemental de Tilloy-lès-Mofflaines, preuve que cette formation attire un public varié et complémentaire.

Ce temps d’échanges et de regards partagés permet aux personnes présentes de s’interroger sur cette notion de paysage, ses enjeux, sa perception, sa pluralité d’approches, etc. autour d’outils cartographiques et de temps de dessins in-situ.

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Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter le CAUE !

La parole est aux enfants

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Atelier cour Les Attaques 4

Dans tout processus de projet d’une collectivité, les temps d'échanges, de concertation, voire de co-construction sont essentiels pour une démarche complète et un projet partagé.

Et quoi de plus important que de recueillir l’avis des enfants sur les futurs aménagements de leur cour d’école.

Aujourd’hui, beaucoup de municipalités souhaitent améliorer les cours d'école, en réfléchissant à la place de la végétation et de la biodiversité, à la gestion de l’eau, ou bien à la limitation des îlots de chaleur, mais aussi au bien-être des élèves.

Atelier cour Les Attaques 2

Le CAUE les accompagne à travers des ateliers de diagnostic et dessin. Les élèves de tous les âges donnent leur avis sur la cour initiale, mais aussi sur leur préférence quant aux aménagements souhaités. Cette démarche permet de questionner les élèves sur leur pratique de la cour, leur ressenti.

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C’est aussi l’occasion de les sensibiliser au rôle du végétal, au cycle de l’eau et au choix des revêtements de sol, à la nécessité de créer des espaces ludiques et pédagogiques, adaptés au confort et aux besoins des enfants.

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Paysagiste concepteur

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Paysagiste concepteur 2

Le paysagiste concepteur est un professionnel de l’aménagement des espaces extérieurs qui intervient à toutes les échelles d’un projet : du jardin privé jusqu’au territoire à grande échelle !

Son rôle consiste à concevoir et organiser des espaces variés : des espaces publics, des projets urbains, des infrastructures, des espaces naturels, ruraux ou culturels ou encore des projets de planification territoriale.

Il prend en compte les dimensions environnementales, techniques, sociales et culturelles d’un lieu. Son travail relie différentes échelles (du détail au grand paysage) sans les cloisonner. Il travaille naturellement en collaboration avec d’autres professionnels (architectes, urbanistes, ingénieurs, écologues) dans des projets d’aménagement.

Au sein des CAUE, ces professionnels accompagnent particuliers et collectivités dans leurs projets d’amélioration du cadre de vie.

Pour en savoir plus sur le métier et les formations...

Base 11/19 – Loos-en-Gohelle

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Base 11 19 Loos en Gohelle

À Loos-en-Gohelle, la Base 11/19 est un ancien site minier devenu un paysage de mémoire et de transformation. Les chevalements, les bâtiments industriels et les terrils jumeaux témoignent de l’exploitation du charbon qui a façonné le territoire jusqu’en 1986. Ici, le relief raconte une histoire : celle d’une terre creusée, déplacée, accumulée par l’activité humaine.

Les terrils, issus des résidus d’extraction, forment aujourd’hui des hauteurs artificielles, les collines du bassin minier. Ils matérialisent l’empreinte industrielle tout en accueillant de nouveaux usages écologiques, culturels et sportifs. Le site permet ainsi de penser le paysage comme une archive visible, mais aussi comme un espace en mutation.

Il s'agit d'un site emblématique de la reconversion industrielle du bassin minier. Aujourd'hui, il incarne une nouvelle dynamique, en tant que lieu de culture, d’innovation et de développement durable. Ce site a su préserver son histoire tout en se réinventant, avec une attention particulière à l’environnement et à l’intégration paysagère. Les anciens bâtiments industriels ont été réhabilités pour devenir des lieux modernes et accessibles, tout en conservant leur caractère authentique. La Base du 11/19 est désormais un symbole fort de la transformation du territoire, où l’industrie et la culture se rencontrent pour bâtir l’avenir.

Coter ce paysage, c’est en mesurer les formes et les strates ; le capturer, c’est saisir cette tension entre passé industriel et reconversion contemporaine.

Pour en savoir :

Office de tourisme de Lens-Liévin Hénin-Carvin

Art & histoire Hauts-de-France

Repères pédagogiques

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Reperes pedagogiques mars 2026 1

  • Objectif

Cet exercice propose de dépasser la vision traditionnelle du paysage – celle d’une scène observée à distance et cadrée comme un tableau – pour explorer une approche plus immersive et sensible : on ne regarde plus le paysage de l’extérieur : on est dedans, on en fait partie. L’enjeu est de réfléchir à la manière dont on "saisit" le paysage, non plus seulement par la vue, mais aussi par la manipulation, la mémoire, le geste, le récit ou l’imaginaire.

  • Principe de l’atelier

Chaque groupe (stagiaires, élèves) choisit une boîte (à chaussures, d’emballage, de conserve, d’allumettes…) qui devient le support d’une expérimentation plastique et symbolique. Des cartes portant des mots clés sont également mises à disposition. Ainsi, à partir d’un paysage observé, chaque groupe imagine, à l’aide la boîte, une forme personnelle de "boîte-paysage", en fonction de sa sensibilité. La boîte pourrait ainsi devenir :

  • un contenant, réceptacle pour collectionner, stocker, échantillonner, organiser…
  • une valise qui invite au voyage et au déplacement…
  • un instrument pour mesurer l’espace, le temps…
  • un musée transportable, un cabinet de curiosités…
  • un outil de dessin (mise au carreau, grille…)
  • un diorama qui met en scène le paysage…
  • une boîte qui stimule le récit, la fiction…
  • un objet optique (chambre noire) pour capter, enregistrer le paysage…
  • un objet haptique qui permet de "saisir" le paysage…
  • une boîte d’enregistrement (boîte noire) …
  • une boîte livre, une boîte jouet…

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  • Déroulé et matériel

Les participants choisissent leur contenant (boîte), se mettent d’accord sur la thématique abordée et exploitent les mots, notions, photos, croquis, cartes, matériaux glanés lors de la première partie du stage. Les stagiaires disposent également de cartons, tissus, papiers, peintures, objets glanés, instruments de mesure, etc.

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  • Cet atelier s’appuie également sur des œuvres emblématiques du XXème siècle

Marcel Duchamp et sa "Boîte en valise" de 1936, les boîtes de Joseph Cornell (1903-1972), les boîtes du mouvement Fluxus (Fluxkits) des années 60, les boîtes-objets narratives de Patrick Raynaud dans les années 70, etc.

  • Enjeux pédagogiques

L’exercice invite à penser le paysage comme expérience vécue et non comme image figée. Il mobilise la création plastique comme moyen de lecture du territoire. L’expérimentation encourage les échanges et la coopération lors des phases de collecte et de réalisation concrète. Chaque boîte devient une micro-représentation du monde, un espace où se croisent perception, savoir et imaginaire.