Etre formé pour former !

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Formation URCAUE

La formation est une des missions des CAUE. Mais comment former, ou sensibiliser, pour être sûr de toucher son public, de susciter son intérêt et de répondre à ses attentes ? Tel est l’objectif de la formation organisée par le groupe « Formation » de l’Union Régionale des CAUE Hauts-de-France, à l’attention de ses propres équipes.

Ainsi, en avril et juin 2018, 12 architectes, urbanistes, paysagistes et chargés de mission se sont retrouvés pour 3 jours de formation au CAUE de la Somme.

Au programme : des apprentissages, des temps d’échanges et surtout des exercices pratiques pour apprendre à « concevoir, animer et évaluer une action de formation ». C’est le CAFOC (Centre Académique de Formation Continue) qui dispensait cette formation.

Pendant ces 3 jours, les équipes ont travaillé plusieurs compétences proposées par le formateur du CAFOC :

  • formaliser des objectifs pédagogiques dans une approche par compétence,
  • élaborer un scénario pédagogique,
  • concevoir des supports favorisant la mémorisation,
  • distinguer les différentes modalités d’animation et leurs approches,
  • distinguer les différents types d’évaluation et les mettre en œuvre.

Ces apprentissages riches et utiles ont été mis en pratique sans attendre par les architectes et paysagistes du CAUE.

Une seconde formation sera organisée pour les autres membres des équipes CAUE Hauts-de-France non présents lors de cette session.

Emulation patrimoniale autour du site du Donjon de Bours

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Dans le cadre des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins, un après-midi de visites et d’animations était organisé à Bours, le samedi 16 juin 2018, autour des chantiers de réhabilitation du Donjon et d’une maison en ruine du XVIIIème siècle.

Le Donjon, tour-maison du XIVe siècle classée "Monument Historique", va devenir un espace historique et la maison, appelée "Maison Choquet", construite en bauge et torchis, deviendra la future maison d’accueil pour le site du donjon.

Cet événement était proposé par TernoisCom, le Pôle d’Équilibre Territorial et Rural (PETR) Ternois - 7 Vallées et la commune de Bours, détenteur du label "Village Patrimoine".

La CAUE 62 était présent, au nom du Groupe Torchis – Terre crue, pour conseiller les porteurs de projets et sensibiliser le jeune public à travers l’animation de petits ateliers autour de la terre crue (fabrication de briques de terre crue, fabrication et pose de torchis).

Bours 3     Bours 4     Bours 5

Les animations se déroulaient sur le parvis de la mairie de Bours, ancien presbytère réhabilité de manière très qualitative en mairie.

Bours 1

Bours 2Les visiteurs pouvaient également bénéficier des conseils du conseiller Info-Energie Ternois, d’un chargé de mission de la Maison du Bois et d’un artisan, spécialiste de la terre crue, et de différents temps de visites autour des chantiers du Donjon et de la future maison d’accueil.

Au printemps 2019, les visiteurs ne manqueront pas de revenir à Bours pour découvrir les projets achevés.

Pourquoi cette maison "Choquet" a-t-elle été choisie pour devenir la maison d’accueil ?

La Communauté de Communes du Ternois, gestionnaire du site du Donjon, recherchait à proximité du lieu un espace pour accueillir une salle d’activités pédagogiques et les commodités.

 

Après l’éventualité d’une construction, l’intercommunalité a finalement acquis un bâti en ruine sis juste en face du monument : la maison « Choquet ». Les visites sur place de la délégation départementale de Maisons Paysannes de France ont révélé qu’il s’agissait d’un habitat rural du XVIIIe siècle exceptionnel ! Deux techniques de travail de la terre crue sont présentes : le torchis et la bauge. Cette maison s’est, depuis, effondrée, mais le projet, élaboré par l’Agence d’architectes du patrimoine Nathalie T’Kint, vise à réhabiliter le lieu tout en respectant l’existant.

Plus d’infos sur ces projets : Donjon de Bours.

Retrouvez l’article sur l’histoire de la maison "Choquet" dans la Lettre 12 du Groupe Torchis – Terre crue.

Le CAUE forme les responsables de l’instruction du droit des sols à la qualité des projets

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Comment prendre en compte la qualité des projets dans l’instruction d’une autorisation d’urbanisme ? Par quels moyens et grâce à quels outils analyser leurs atouts et leurs faiblesses ? Tels sont les enjeux de cette journée de sensibilisation, partie intégrante d’un cycle long de formation du CMVRH (Centre Ministériel de Valorisation des Ressources Humaines), mise en oeuvre par le CVRH d'Arras.

Le public ? Des responsables des services Application du Droits des Sols, en prise de poste, dans les DDT(M) (Directions Départementales des Territoires et de la Mer) de France.

L’objectif ? Apporter les clefs de lecture d’un projet afin d’apprécier la qualité de son insertion dans son environnement. Savoir ainsi motiver un refus ou argumenter des prescriptions permettant son amélioration.

Les paysagiste et architecte du CAUE se sont associés à l’adjointe à la cheffe du Service Urbanisme et Aménagement de la DDTM du Pas-de-Calais pour apporter un regard complémentaire aux stagiaires.

Un temps d’échanges en salle a précédé une sortie de terrain. L’occasion de décrypter des projets d’architecture et d’aménagements paysagers et d’en comprendre les critères d’insertion.

Au retour, ce sont des études de cas bien concrets qui attendaient les stagiaires : l’instruction de permis de construire. Une sélection de plusieurs dossiers avait été faite par la DDTM : tous faisaient apparaître des problématiques importantes d’insertion sur leur parcelle ou au regard du voisinage, de qualité architecturale, ou encore d’aménagements des espaces extérieurs. En groupe, les participants ont étudié les documents avant de partager avec les autres leur perception.

La journée s’est conclue sur la mise en évidence des partenaires pouvant accompagner les services instructeurs dans leur pratique : c’est en réseau que la qualité des projets se défend mieux !

Formation académique : "Révolutions industrielles, villes et utopies"

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Nouvelles découvertes pour les enseignants à l’occasion de cette session de formation académique intitulée « Révolutions industrielles, villes et utopies ».

Plusieurs approches, théoriques ou actives, ont permis aux stagiaires une immersion dans le sujet. Il s’agissait ici de comprendre les enjeux des révolutions industrielles et d’appréhender la troisième révolution industrielle engagée dans la région Hauts-de-France.

Le programme, sur 3 jours, était ponctué de plusieurs visites commentées par des professionnels : la cité St Maurice en réhabilitation à Lille, le showroom RTE (espace dédié aux réseaux électriques nouvelles générations), le programme Urbawood (procédé industriel 100% bois) situé à Euratechnologies, le projet ANRU et la maison du projet « le Lien » à Mons-en-Baroeul, et la plateforme technologique Lumiwatt à Loos-en-Gohelle.

Des ateliers prospectifs ont permis aux stagiaires de se mettre en situation de projet dans le cadre d’une transformation de maison de ville des années 30 et d’un établissement scolaire.

Une présentation d’outils et ressources pédagogiques  est venue compléter ces approches.

Formation PAF 1     Formation PAF 2

Formation PAF 3

Villes et villages fleuris, un label de qualité de vie

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La période estivale s’annonce, c’est le temps des déambulations dans les rues et les jardins de nos communes. C’est aussi le début des tournées des villes et villages fleuris, label d’attractivité des communes (touristique, économique, esthétique, etc.).

Ce label récompense les communes qui s’investissent dans une démarche d’amélioration de leur cadre de vie : aménagement qualitatif des espaces publics, valorisation du patrimoine bâti, actions en faveur de la biodiversité, gestion économe des espaces verts, sensibilisation des scolaires et du grand public, etc. Il témoigne d’une stratégie municipale globale et cohérente.

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Chaque année, les paysagistes du CAUE du Pas-de-Calais participent en tant que membres du jury. Ils visitent une partie des communes inscrites dans la démarche, afin de pouvoir les évaluer et les conseiller.

Pour progresser et obtenir une ou plusieurs fleurs, les municipalités doivent passer plusieurs étapes. Le premier échelon départemental, est organisé par Pas-de-Calais Tourisme. À la suite de la tournée, le jury départemental propose à l’échelon régional, mis en place par le Comité Régional de Tourisme, plusieurs communes candidates. L’année suivante, à la suite de la tournée du jury régional, la commune peut obtenir la 1ère fleur. Elle pourra alors évoluer, dans cet échelon jusqu’à l’attribution de la 3ème fleur et pourquoi pas être proposée à la 4ème fleur, délivrée par le jury national.

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