Viv(r)e les terrils !

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Connaissez-vous bien la Chaîne des Terrils ? Il s’agit d’un site classé depuis le 28 décembre 2016, qui regroupe 78 terrils sur le territoire du bassin minier. Certains font partie de l’inscription au Patrimoine mondial du l’UNESCO, d’autres non, mais tous participent à la mémoire de l’héritage minier et à la valorisation de nos territoires.

Chaine terrils 1

En décembre dernier, le CAUE a été invité à participer au comité technique, organisé par la Mission Bassin Minier, portant sur les usages et fonctions de ces terrils. Il s’agissait alors de réfléchir ensemble, entre élus, techniciens et partenaires, aux usages actuels et futurs de ces monts noirs et d’en définir des grandes lignes directrices pour leur évolution : terril-sportif, terril-nature, terril-symbole et terril-proximité (fréquentés principalement par les habitants).

Chaine terrils 2

C’est donc en petits groupes de travail que nous avons identifié pour chaque terril son usage principal et ses usages secondaires, afin de proposer un schéma stratégique des usages et fonctions (qui sera ensuite soumis à validation des propriétaires/gestionnaires) et de travailler sur des outils de communication et de valorisation de cette chaîne.

Et vous, comment vivez-vous vos terrils ?

En 2020… méthanisons !

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"Intégration territoriale des projets de méthanisation : un enjeu à partager"… un sujet d’actualité pour cette table ronde à laquelle a participé un paysagiste du CAUE lors de l’évènement Métha’Morphose, centré sur la méthanisation, le 4 décembre dernier.

Methanisons

Ce dialogue croisé, avec Claire Bouteloup (médiatrice territoriale), Emmanuelle Latouche (directrice adjointe en charge du pôle Climat au Cerdd) et Laure Dobigny (socio-anthropologue), a été l’occasion de mettre en lumière la complémentarité des métiers et compétences nécessaires au bon développement d’un projet d’unité de méthanisation : intégration paysagère, acceptation par les habitants, communication, enjeux…

D’un point de vue paysager, il est important d’étudier dans un premier temps les différentes composantes "géographiques" :

  • Topographie : privilégier les terrains plats (vallées, plaines ou plateaux), qui nécessiteront moins de terrassement que les côteaux, tout en préservant les espaces de grande qualité (ex : fond de vallée, bords des cours d’eau…) et en évitant les espaces en surplomb/surplomb inversé et les lignes de force
  • Plans et masques : éviter de se placer en premier plan devant un site de caractère bâti (village, monument…) ou de patrimoine naturel…
    Il pourra être également intéressant d’identifier les différents masques végétaux et bâtis qui pourront servir pour atténuer (et non pas masquer) l’impact visuel. De fait, les paysages de bocage sont plus favorables à une intégration douce, via des jeux de haies bocagères, que de grands espaces agricoles ouverts !
  • Dans ces derniers, s’intégrer à la structure du village, en s’implantant dans les franges ! En s’implantant sur les limites des espaces urbanisés, les unités de méthanisation sont, en effet, beaucoup moins perceptibles. D’autant plus que les aménagements paysagers qui seront mis en place s’intègreront dans une continuité existante, au lieu de créer un "ovni vert" au milieu d’openfields.

Il convient donc de s’inscrire dans une réelle réflexion globale et non pas simplement se hâter dans une opportunité foncière.

Pour compléter le choix de l’implantation, des aménagements paysagers pourront être mis en place : talus arbustifs, plantation d’alignements… en faisant bien attention à s’intégrer dans le milieu existant à planter des essences locales, adaptées en taille et en développement !

Il conviendra ensuite de s’intéresser aux problématiques "architecturales" du projet :

  • Les unités de méthanisation comprennent plusieurs éléments : fosses, digesteurs, hangars, silos… qui impliquent une emprise importante pour les nouveaux projets.
    Il est alors important de travailler sur la compacité des sites, en travaillant sur l’organisation interne pour minimiser ces emprises : mutualisation de l’aire d’accès avec celle de l’exploitation, plateformes moins étendues, organisation rationnelle des bâtiments…
  • Le choix du traitement des éléments architecturaux sera également déterminant dans l’intégration de l’ensemble : le choix des couleurs, de l’enfouissement ou non, de soubassements enterrés, de l’homogénéisation des parements…

 

De manière générale, ces projets d’infrastructures font peur. Et en partie pour l’aspect peu qualitatif qu’ils véhiculent. Une attention particulière aux aménagements et à l’architecture va donc permettre de, peu à peu, transformer ces regards vers une meilleure acceptation des projets.

D’où l’importance de dialoguer en amont du projet pour que celui-ci voit le jour dans les meilleures dispositions possibles. Et d’une certaine manière, le dialogue autour du paysage est, peut-être, le plus "facile" à provoquer.

Il est, en effet, très bénéfique d’organiser une rencontre entre les porteurs de projets, les habitants, les associations… et de simplement faire un petit tour du territoire, du village… et de regarder, de discuter sur les perceptions et attentes de chacun.

Il peut également être envisagé l’organisation de visites de projets ayant abouti. Et d’y inviter des acteurs extérieurs pour qu’ils puissent se rendre compte des réalisations et des impacts réels et non plus simplement imaginés et parfois amplifiés.

En ce sens, le CAUE du Pas-de-Calais peut accompagner les porteurs de projets, avec les autres partenaires investis sur le sujet :

  • accompagnement des maîtres d’ouvrage, le plus en amont possible, avant le dépôt du permis de construire ; celui-ci pourra alors porter sur le choix du site, les aménagements envisagés, le choix des essences…
  • mise en place d’ateliers participatifs et/ou des réunions d’information,

Plus en aval, le CAUE peut être un appui aux services instructeurs.

Quand sécurité rime avec qualité…

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Commune d’un peu plus de 500 habitants, située dans la vallée de La Course, Doudeauville a engagé une réflexion sur les déplacements doux dans le village et la valorisation de son cadre de vie.

Le bâti est organisé de manière linéaire en fond de vallée, entre La Course et la RD 127. Les trottoirs étaient peu praticables (gravier / gazon) et encombrés par du stationnement ou du mobilier.

Doudeauville 1     Doudeauville 2

À la suite d’un conseil du CAUE délivré en 2016, la commune de Doudeauville a réalisé des travaux de création et de sécurisation des liaisons douces le long de cet axe principale.

L’emprise de l’espace public étant contrainte, la municipalité a choisi d’aménager un trottoir d’un seul côté de la route. Une écluse a été créée pour garantir la liaison piétonne. Cet ouvrage limite la vitesse des véhicules dans la traversée de commune.

Doudeauville 3     Doudeauville 4

Afin de valoriser le caractère rural du village, les accotements ont été traités avec un sable stabilisé et des plantations de haies basses d’essences locales. La rivière La Course est un élément identitaire de la commune ; les aménagements ont permis de la valoriser, une passerelle permet de la franchir.

Doudeauville 5

Tout juste 15 ans… et déjà dans le bain !

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S’immerger dans les visites de terrain, les rencontres avec les élus ou encore l’élaboration de conseils, tel est le programme de ces jeunes collégiens que le CAUE accueille depuis plusieurs années. L’objectif est de les familiariser avec le monde du travail, les sensibiliser au cadre de vie et les accompagner dans leur recherche d’orientation. Ces quelques jours d’immersion leur permettent de découvrir l’ensemble des métiers qui composent le CAUE : architecte, paysagiste, responsable de la communication, du Centre de Ressources, community manager...

Les stagiaires participent aux réunions, avec les architectes et paysagistes, dans le cadre de demandes des collectivités ou de travaux avec des partenaires. Ils assistent également aux rendez-vous de conseil auprès des particuliers. Pour compléter cet aperçu, quelques cas d’étude leurs sont soumis afin qu’ils s’essayent à l’exercice de conseil.

En 2019, le CAUE 62 a reçu 6 stagiaires. Depuis de début de l’année, 3 sont déjà programmés.

Accueil stagiaires

Travaux énergétiques : qui pour vous accompagner ?

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Difficile parfois de vous repérer dans les aides techniques apportées pour votre projet de maison ?

Le CAUE et les Espaces Infos Energie ont engagé un travail partenarial dans le but de faciliter l’accompagnement des particuliers désireux d’améliorer la performance énergétique de leur maison.

Rencontres, exercices pratiques, partages d’expériences… autant de moments privilégiés pour mieux nous connaître, développer une culture commune et mutualiser nos compétences et nos ressources. Grâce à ces échanges, nous ambitionnons d’apporter un accompagnement mieux adapté à vous, particuliers, porteurs de projets.

Le CAUE et les EIE sont d’ores et déjà à votre écoute pour vous aider dans votre réflexion.

Pour plus de précisions :
http://guide-aides.hautsdefrance.fr/aide484