Pendant cette période de confinement, l'équipe du CAUE télétravaille. Nous restons disponibles pour échanger par e-mail : caue62@caue62.org. N'hésitez par à nous nous laisser un message via notre formulaire de contact et nous vous recontacterons.

Pour bien vivre ensemble demain…

le .

… la revitalisation des centres-bourgs est une des clefs !

Revitalisation 1

En effet, redonner l’envie de fréquenter le centre-bourg, d’y vivre, tel est l’enjeu de beaucoup de collectivités.

La perte d’attractivité de nombreuses communes, notamment en campagne et dans les zones périurbaines, est un phénomène qui touche aux sujets de la qualité de vie, de la cohésion sociale et du développement économique local. Elle concerne le territoire français tout entier, de par l’évolution de la mobilité, de l’offre d’emplois, de services et d’habitat.

La dévitalisation des centres-bourgs est un phénomène à la fois local et global.

 

Comment inverser cette tendance ?

Revitaliser son centre-bourg, c’est inventer le centre-bourg de demain, adapté aux nouveaux modes de vie, de consommation et de travail !

 

Plusieurs leviers sont à combiner pour restaurer l’attractivité du centre-bourg :

  • l’offre d’habitat et notamment la reconquête du bâti ancien, en l’adaptant aux besoins actuels,
  • la qualité des espace publics, ingrédient essentiel de la qualité de vie,
  • le développement d’une offre de service et de commerce adaptée aux nouveaux modes de vie, mettant à l’honneur les acteurs locaux et les ressources territoriales,
  • la prise en compte des nouvelles mobilités, dans le bourg même et dans sa relation au territoire.

 

Il n’existe pas de recette pour revitaliser un centre-bourg. Chaque commune est unique et les solutions doivent être adaptées au tissu local.

Revitalisation 2

C’est en mettant en œuvre des actions qui portent sur plusieurs échelles spatiales et temporelles qu’il sera possible de rendre pérenne l’attractivité d’un centre-bourg. La mise en musique de toutes ces actions nécessite d’associer l’ensemble du territoire, à minima l’intercommunalité, dans une dynamique de projet.

Cette coopération nécessite également la mobilisation de l’ensemble des acteurs du territoire, avec les entreprises, les associations, les habitants. Cette participation est d’autant plus importante que l’ingénierie est souvent dispersée, en particulier dans les territoires ruraux. L’enjeu est de créer une dynamique collective à partir de l’identification des forces vives du territoire.

Le CAUE du Pas-de-Calais, de par sa mission d’accompagnement des collectivités, peut apporter aux communes, en lien avec l’ingénierie existante, son expertise et ses conseils dans le cadre de réflexion sur leurs centres-bourgs. Il participe au réseau des collectivités engagées dans des programmes de revitalisation de leurs centres-villes (mis en place par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer du Pas-de-Calais (DDTM)). Il est intervenu également lors de la formation "renouveler durablement les centres-bourgs", organisée par le Centre de Valorisation des Ressources Humaines d’Arras (CVRH).

Car c’est en partenariat que se définissent les actions à mener, afin de récréer, maintenir ou développer l’attractivité des centres-bourgs !

Le Plan paysage : un atout méconnu

le .

Outil méconnu, véritable atout pour les collectivités, le Plan paysage permet la "prise en compte du paysage dans les politiques sectorielles d’aménagement du territoire, à l’échelle opérationnelle du paysage et du bassin de vie, que sont les unités paysagères" (source : Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer).

En d’autres termes, le Plan paysage fixe des objectifs et un programme d’actions, en matière de paysage, en lien avec les documents d’urbanisme. Il s’articule autour de temps d’échanges et de concertation et est, avant tout, une démarche volontaire. Il n’est, à ce jour, pas un document obligatoire.

Plan paysage

Et donc… comment s’y atteler ?

Avant de se lancer dans l’élaboration d’un Plan paysage, il convient de définir son périmètre. Celui-ci peut alors être arrêté sous l’angle purement paysager (unités de paysages, limites géomorphologiques, bassin versant…) ou sous un angle plus administratif (limites d’EPCI, de SCoT…).

Une fois le périmètre défini, la première étape est d’établir un diagnostic factuel. Celui-ci s’appuie sur les Atlas paysagers aux niveaux départementaux et sur une concertation locale. Il permet de se pencher sur le fonctionnement du territoire : acteurs, activités, transports, énergie, milieux naturels… et aboutit sur la définition d’enjeux.

De ces enjeux découlent ensuite des objectifs, à partir desquels un plan d’action est élaboré. Ces actions peuvent être réglementaires, opérationnelles, sous forme de recommandations ou de sensibilisation, etc. Elles doivent être hiérarchisées, chiffrées et programmées suivant un calendrier pluriannuel (soumis à évolution si nécessaire).

Mais attention, un Plan paysage doit être avant tout pédagogique !

En ce sens, le CAUE peut vous accompagner à chaque étape : définir un périmètre adapté et cohérent, participer à la définition des enjeux et objectifs, mener des actions de sensibilisation, etc.

Depuis environ 2 ans, le CAUE est régulièrement invité à participer à l’élaboration du Plan paysage Bocage du Boulonnais, en cours d’écriture par le Parc Naturel régionale des Caps et Marais d’Opale (PNRCMO).

Alors, à quand le vôtre ?