Conseil de plantation : "à la Sainte-Catherine, tout bois prend racine" !

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L’automne est la période idéale pour planter arbres et arbustes qui entrent en repos végétatif et concentrent leurs efforts sur leurs systèmes racinaires.

Que vous soyez particuliers, élus, associations, enseignants… le lancement de la campagne 2019/2020 de Plantons le décor© est l’occasion de revenir sur quelques conseils et bonnes pratiques pour le choix des plantations.

En effet, suivant nos contraintes et objectifs, les possibilités ne seront pas les mêmes et nos choix seront orientés. Il convient donc de se poser une série de questions en amont de notre réflexion :

Pourquoi planter ?

C’est effectivement la première question à se poser. Pourquoi planter ? Quelle ambiance créer ? Planter pour valoriser (un monument, un cœur de bourg, une entrée de ville…) ? Planter pour masquer (un mur aveugle, une route, une industrie…) ? Planter pour combattre (inondations, appauvrissement des sols, exil de la faune…) ? Planter pour la sauvegarde d’espèces ? Autant de raisons qui auront chacune leurs conséquences par la suite.

De quelle orientation / emplacement va bénéficier ma plantation ?

Car oui, ne l’oublions pas, l’eau et le soleil sont les ressources vitales pour nos plantations. Si, par exemple, l’orientation était nord, il conviendrait de choisir des espèces supportant le peu d’ensoleillement. Si les plantations sont prévues pour un bas de pente, il sera préférable de choisir des espèces aimant le surplus d’eau. Et ainsi de suite… Le socle du projet est une donnée incontournable !

Quel entretien suis-je prêt à assurer ?

Quelle que soit l’espèce choisie, celle-ci demandera de l’entretien, aussi minime soit-il. Taille, arrosage, désherbage… sont autant de tâches nécessaires qui ont un coût humain et financier. Suivant les ressources disponibles ou projetées, certaines espèces pourront ainsi être directement écartées ou au contraire plébiscitées.

Pour quel public ?

Suivant le type de fréquentation et le public concerné, il pourra être nécessaire d’éviter certaines espèces telles que celles allergisantes ou épineuses dans les espaces et parcs publics !

 

Répondre à ces quelques questions permet d’orienter son choix judicieusement sans oublier bien-sûr de privilégier les espèces locales !

En achetant vos plants avec Plantons le décor©, vous participez activement et concrètement à la conservation du patrimoine végétal régional, à préserver la biodiversité de votre région et à améliorer votre cadre de vie !

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Les engagements :

1. Une commande groupée d’arbres, d’arbustes et fruitiers organisée chaque année depuis plus de 20 ans.

2. Un large éventail d’arbres et d’arbustes champêtres, plantes grimpantes, variétés anciennes de pommes, de poires, de cerises, de prunes, proposé dans des listes variétales adaptées à chaque territoire.

3. La garantie de bénéficier de plants de qualité, d’origine régionale, avec de bonne capacité de reprise, produits par des pépiniéristes qui s’engagent à respecter un cahier des charges rigoureux et à vous renseigner lors de la livraison.

4. Une démarche simple et pratique, d’achat et de livraison de ses commandes dans l’un des points de livraison du territoire régional à proximité de chez vous.

Méthaniseurs : l’enjeu de l’insertion paysagère et architecturale

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La méthanisation se développe à l’échelle nationale et régionale. Elle fait partie des réponses pertinentes en faveur du développement des énergies renouvelables et de la réduction des déchets.

Dans un projet de méthanisation, les sites potentiels peuvent être de nature diverse tout comme les situations des porteurs de projets (exploitant seul, GAEC, groupement d’agriculteurs, etc.) et de nombreuses contraintes techniques sont à prendre en compte : accessibilité du site, proximité des réseaux, réglementation de l’urbanisme, etc.

Au regard de ces éléments, un ou plusieurs sites peuvent émerger. L’insertion paysagère du projet, à toutes les échelles du paysage, constitue un véritable enjeu, souvent sous-évalué.

Cette question est fréquemment soulevée par les opposants aux projets, craignant que le site de méthanisation défigure le cadre de vie. Pour y répondre, le paysage doit être considéré comme un atout, un allié pour l’intégration des installations.

Dès les premières réflexions, il convient d’analyser le paysage dans lequel on souhaite implanter le projet, afin de choisir le site le plus pertinent.

En présence d’une auréole bocagère* dans le village, le futur projet a tout intérêt à "se nicher" au sein des franges bocagères existantes. Elles vont contribuer à son intégration et jouer d’autres rôles, comme un effet de brise-vent, par exemple.

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Auréole bocagère du Haut-Pays d'Artois

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Analyse des lignes de force du paysage, des points de repères (clocher),
des masques topographiques et des masques végétaux

*Qu’est ce qu’une auréole bocagère?

Une auréole bocagère est un ensemble de franges bocagères continues, ses fonctions sont multiples mais en matière de paysage, elle assure le rôle de transition végétale entre le milieu urbanisé et le milieu agricole.

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Méthaniseur bien intégré, implanté en coeur de commune

En continuité d’une exploitation agricole existante, le projet de méthanisation a davantage de facilité à s’insérer. En effet, beaucoup de composantes de l’exploitation (desserte, aire de manœuvre/circulations, végétation, etc.), déjà en place, sont mutualisées avec l’unité de méthanisation. L’impact des nouvelles installations est donc réduit.

Le cas de figure le plus complexe se présente lorsque l’unité de méthanisation s’implante de manière isolée, au milieu d’une plaine agricole ou en bordure de route, à distance des contraintes urbaines, mais sans accroche paysagère.

De manière systématique, il convient de travailler avec le relief/le socle (en favorisant les terrains plats), de prendre en compte les vents dominants, de tirer parti de la végétation en place et de considérer les points de vue vers l’unité de méthanisation.

Lorsque le choix du site est arrêté, il faut réfléchir au projet dans son ensemble, de manière à créer un site d’exploitation homogène, rationnel (compact), harmonieux et fonctionnel, sans compromettre d’éventuelles extensions. Une unité de méthanisation est avant tout une exploitation agricole presque comme les autres.

Tous les éléments composant le projet doivent être étudiés dans leur globalité : les bâtiments (digesteur, post-digesteur, hangar, etc.), les espaces extérieurs (circulations, zones de rétention, stationnement, etc.), les lieux de stockage non couverts (silos), la végétation et les éléments de transition (clôtures, etc.).

En travaillant avec le relief et en tirant parti de la végétation en place, il est plus facile d’intégrer les différents volumes. L’emprise des constructions et des surfaces imperméabilisées doit être limitée, en travaillant sur la compacité et la mutualisation des aires d’accès.

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Ferme laitière située en commune, comprenant un hangar agricole
et une unité de méthanisation, avec mare végétalisée
servant de réserve incendie

Les volumes des hangars et des méthaniseurs sont évidemment prédominants, ils vont retenir toute l’attention dès l’entrée dans le site. Dans ce cas, le soin apporté aux choix des matériaux, à leur qualité et à leur mise en œuvre va participer à l’intégration du bâti. Quant au choix des couleurs du bardage et de la bâche, il doit s’opérer en harmonie avec le paysage environnant.

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Fosses bardées de bois et entourées par des plantations

Enfin, les aménagements des abords sont également à travailler, en plantant des végétaux, d’essences locales, en choisissant une clôture sobre, etc. L’entretien des plantations doit être pris en compte lors du choix des espèces.

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Plantations variées entourant une unité de méthanisation (en projet)

Afin d'accompagner les porteurs de projet sur ces questions, le CAUE prépare actuellement une brochure sur l’insertion paysagère des unités de méthanisation.

Les travaux menés ont fait l'objet d'une présentation spécifique lors de l'Assemblée Générale qui s’est tenue le 21 mai à Fruges, en partenariat avec Marie Décima, chargée de mission au Centre ressource du développement durable (Cerdd).

Le Cerdd a réalisé un travail ciblé sur le pilotage des projets de méthanisation et publié un document abordant le "Dialogue Territorial, outil concret au service de l’appropriation des projets d’énergie renouvelable" :

http://www.cerdd.org/Parcours-thematiques/Changement-climatique/Methanisation-appropriation-sociale

Rendez-vous prochainement pour l'édition de notre guide !