Compte tenu de l'urgence sanitaire pour lutter contre la propagation du virus COVID-19, le CAUE du Pas-de-Calais est contraint de fermer ses portes au public et de reporter réunions, actions de sensibilisation et de formation, rendez-vous de conseils aux collectivités et aux particuliers, et ce jusqu’à nouvel ordre.

L’équipe du CAUE télétravaille et reste disponible par e-mail ou via notre formulaire de contact. N’hésitez-pas à nous contacter !

Nous vous remercions pour votre compréhension et vous tiendrons informé(e)s, dans les meilleurs délais, de la réouverture de nos bureaux.

Bon courage à tous et prenez soin de vous.

Le Plan paysage : un atout méconnu

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Outil méconnu, véritable atout pour les collectivités, le Plan paysage permet la "prise en compte du paysage dans les politiques sectorielles d’aménagement du territoire, à l’échelle opérationnelle du paysage et du bassin de vie, que sont les unités paysagères" (source : Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer).

En d’autres termes, le Plan paysage fixe des objectifs et un programme d’actions, en matière de paysage, en lien avec les documents d’urbanisme. Il s’articule autour de temps d’échanges et de concertation et est, avant tout, une démarche volontaire. Il n’est, à ce jour, pas un document obligatoire.

Plan paysage

Et donc… comment s’y atteler ?

Avant de se lancer dans l’élaboration d’un Plan paysage, il convient de définir son périmètre. Celui-ci peut alors être arrêté sous l’angle purement paysager (unités de paysages, limites géomorphologiques, bassin versant…) ou sous un angle plus administratif (limites d’EPCI, de SCoT…).

Une fois le périmètre défini, la première étape est d’établir un diagnostic factuel. Celui-ci s’appuie sur les Atlas paysagers aux niveaux départementaux et sur une concertation locale. Il permet de se pencher sur le fonctionnement du territoire : acteurs, activités, transports, énergie, milieux naturels… et aboutit sur la définition d’enjeux.

De ces enjeux découlent ensuite des objectifs, à partir desquels un plan d’action est élaboré. Ces actions peuvent être réglementaires, opérationnelles, sous forme de recommandations ou de sensibilisation, etc. Elles doivent être hiérarchisées, chiffrées et programmées suivant un calendrier pluriannuel (soumis à évolution si nécessaire).

Mais attention, un Plan paysage doit être avant tout pédagogique !

En ce sens, le CAUE peut vous accompagner à chaque étape : définir un périmètre adapté et cohérent, participer à la définition des enjeux et objectifs, mener des actions de sensibilisation, etc.

Depuis environ 2 ans, le CAUE est régulièrement invité à participer à l’élaboration du Plan paysage Bocage du Boulonnais, en cours d’écriture par le Parc Naturel régionale des Caps et Marais d’Opale (PNRCMO).

Alors, à quand le vôtre ?

Le Projet National Terre, un grand projet pour la terre crue

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Projet National Terre 1Voilà une suite prometteuse aux guides de bonnes pratiques de la construction en terre crue !

En effet, l’objectif du Projet National Terre est de "permettre le déploiement, à plus grande échelle, de la construction en terre crue". On vous explique comment !

 

Commençons par une remise en contexte…

Les professionnels de la construction en terre se sont regroupés pendant plusieurs années pour rédiger des guides de bonnes pratiques pour chacune des techniques de construction en terre, sous l’impulsion de la DHUP du Ministère en charge de l’Écologie.

Ces guides serviront de référence pour l’entretien du patrimoine et la formation des maîtres d’œuvre.

Cependant, de nombreux freins, comme l’assurabilité, les obligations réglementaires, le calcul des structures, l’image du matériau, la formation et le coût restent à traiter.

Dans la continuité du travail initié à travers les guides de bonnes pratiques, "le Projet National Terre a pour objectif de permettre le déploiement, à plus grande échelle, de la construction en terre crue. Ce développement passe, entre autres, par le développement d’outils permettant la validation des ouvrages d’un point de vue structurel et réglementaire en lien avec les assureurs, l‘analyse des origines de l’image négative que renvoie ce matériau, la mise en place de formations et l'évaluation des coûts.

Afin de répondre le plus largement possible aux besoins des filières, quelle que soit l’approche constructive utilisée (valorisation des terres excavées, de gisements spécifiques, transformation sur le site d’extraction ou sur chantier) et de s’adapter à la variabilité des terres, il est proposé d’adopter une démarche de validation performancielle des ouvrages. Cette démarche ne valide pas, a priori, un élément d’ouvrage en fonction du matériau employé, mais un élément d’ouvrage en fonction d’essais de chantier ou de laboratoire réalisés sur l’élément constructif fini et en fonction des contraintes réelles qui seront appliquées à l’élément d’ouvrage durant la vie du bâti".

Le CAUE, membre du Groupe Torchis – Terre crue, a assisté à la conférence-débat sur les enjeux de l’usage de la Terre Crue pour la construction, le vendredi 17 janvier 2020, proposée par L’Institut pour la Recherche appliquée et l’Expérimentation en génie civil (IREX), dans le cadre du Projet National Terre (PN Terre) à la Grande Arche de La Défense à Paris.

Pour rappel : les cinq guides de bonnes pratiques sont disponibles, en téléchargement libre, sur les sites des associations qui en ont piloté la rédaction :

ARPE : pour le Guide de bonnes pratiques du torchis,

ARESO : pour le Guide de bonnes pratiques de la terre allégée,

AsTerre : pour le Guide de bonnes pratiques des enduits en terre,

Collectif Terreux Armoricain : pour le Guide de bonnes pratiques de la bauge,

TERA : pour le Guide de bonnes pratiques du pisé,

ainsi que des structures ayant participé au comité de suivi : Réseau Écobâtir, Maisons Paysannes de France, Fédération SCOP BTP.