Tailler oui, mais tailler mieux !

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Le végétal, sous toutes ses formes, fait partie du patrimoine qu’il est nécessaire d’entretenir selon certaines règles, au même titre qu’un équipement bâti. Cela est d’autant plus prégnant dans un territoire comme le Grand Site de France Les Deux-Caps, reconnu pour ses paysages exceptionnels.

Depuis plusieurs années le CAUE accompagne les communes et les structures privées pour l’intégration paysagère de l’hôtellerie de plein-air (les campings), un enjeu important du territoire !

Le CAUE et ses partenaires étaient mobilisés début février pour sensibiliser les techniciens communaux ou gestionnaires des campings à la taille des arbres et arbustes.

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Philippe Majot, du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale, a notamment détaillé les différents types de tailles selon l’usage souhaité des végétaux : haie brise vent, haie brise vue, ombrage…
Il a aussi rappelé les points de vigilance à connaître, comme :

  • la taille d’une importante masse de branches sur un arbre, au-delà de l’aspect esthétique discutable, entraîne la baisse de surface de feuilles qui captent la lumière, mais aussi la disparition du système racinaire associé ;
  • une coupe mal effectuée (trop proche du tronc ou trop loin) peut entraîner une mauvaise cicatrisation.
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Pour aller plus loin : Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale, Guide technique du bocage, août 2024.

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Réhabiliter une friche industrielle grâce à une forêt urbaine

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Ce projet a pour objectif de transformer une friche, regroupant des bâtiments à l’abandon, en la reboisant. Il est mené par l’Etablissement Public Foncier des Hauts-de-France (EPF), pour la ville de Lens et la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin.

Pour ce faire, l’EPF a déconstruit les anciennes usines, recyclé les matériaux de démolition et traité les pollutions concentrées des sols. Des apports de terres inertes ont été nécessaires pour disposer d’un support plus adapté à la renaturation et à la croissance des arbres. Ces terres, sont issues de chantier locaux, ce qui a permis une économie circulaire. Ce nouveau modelé de terrain isole visuellement et phoniquement le centre-ville de la rocade minière (A21).

Le projet a été intégré au Plan Reboisement mis en place par la Région Hauts-de-France. 10 000 arbres ont ainsi été plantés sur 2,5 hectares : essences locales labélisées végétal local (aulne, chêne, hêtre érable, charme…) et non locales (chêne vert, mélèze, pin...) choisies dans des aires de répartition limitrophes.

Les lisières ont été plantées par 4 lignes d’arbustes. Le boisement forestier est constitué de plantations en bouquets serrés, de sujets forestiers inférieurs à 1m de haut, en racine nue, avec une diversification des mélanges forestiers. Ce projet sert également de support pédagogique puisque des élèves des écoles du quartier ont participé aux plantations. Il lutte aussi contre l’artificialisation des sols.

Un paillage en BRF (Bois Raméal Fragmenté) et paille conserve l’humidité du sol. Ce boisement permet ainsi de rafraîchir la ville. Une mosaïque d’habitat renforce également la biodiversité (forêt, lisière, prairie fleurie...). Il conforte la trame verte de la CALL, en renforçant la chaîne des Parcs et le label Euralens du Pôle Métropolitain de l’Artois.

Bel exemple de projet appliquant les Solutions Fondées sur le Nature (SFN), grâce à l’atténuation des effets du dérèglement climatique !

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